COPENHAGUE et APRÈS?

Cela fait maintenant 3 jours que la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Copenhague s’est clôturée et c’est un sentiment d’amertume qui s’est exprimé aussi bien de la part des médias français que des militants écologistes. Tous s’accordent sur un point: l’affligeante insuffisance des engagements pris par les grands de ce monde, alors que tout a été fait pour qu’ils prennent conscience de l’énorme enjeu de cette réunion extraordinaire.
En effet, depuis un certain temps il est assez courant d’entendre des discours alarmistes voir catastrophiques quant à l’avenir de notre planète. Tout le monde, journalistes, responsables politiques de tout bord  et citoyens plus ou moins engagés se sont raccordés à cette posture urgentiste.
Qu’est ce que donne tout ce remue ménage consensuel? et bien un véritable imbroglio idéologique et psychologique pour toute personne lambda qui ne connait strictement rien aux problématiques écologiques! On ne sait plus d’où vient le problème? qui sont les premiers responsables? ou encore quelles catastrophes naturelles sont directement liées au réchauffement climatique?
Car dans toute cette exagération défaitiste plus au moins fondée, on oublie l’essentiel: c’est qu’il est scientifiquement prouvé que le réchauffement climatique est un phénomène naturel et qu’il y a des drames dus à la nature qui sont inévitables car ils s’inscrivent dans un processus « normal » comme par exemple dans le cadre des mouvements de plaques tectoniques c’est à dire lors d’activités souterraines régulières.
Il est alors compréhensible de voir que l’affaire dite du « Climategate  » soit passée complètement inaperçue en France.
Qui à l’heure actuelle serait prêt à consacrer une couv’, une page ou ne serait-ce une heure d’antenne sur ces sceptiques du réchauffement climatique? Qui en France à évoquer l’affaire? Qui a osé parler de ce qui s’est passé à la fin du mois de novembre 2009 où  plusieurs blogs (suivis de la presse britannique et américaine) révèlent que les climatologues du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GEIC), agissant au compte de l’ONU, auraient délibérément masqué le récent déclin des températures pour prouver la gravité du réchauffement et entériner leur recommandation à une réduction drastique des émissions des gaz à effets de serre.
Et bien personne!!!! il faut se contenter du Net et de sites d’informations « pure player » comme Rue89 pour en entendre parler, s’apercevoir qu’en réalité, la communauté scientifique n’est pas si unie que ça sur la question et qu’il existe de nombreuses études très sérieuses contredisant les données du fameux graphique en forme de cross, symbole du réchauffement de ce dernier millénaire.
Oui aucun (ou très peu) de médias généralistes français n’ont été capable de relayer la critique!!!  Ce qui est franchement pitoyable dans un pays soi disant démocratique et encore plus dans des médias qui prétendent posséder le 4ème pouvoir en raison de leur soi disant indépendance.
Avec l’écologie on tombe à nouveau dans le politiquement correct, le consensus malsain qui aboutit à ce genre de censure.
Je ne suis pas en train de remettre en cause les thèses du réchauffement climatique. Au contraire, je suis  en faveur du respect de notre environnement que la logique hyper-productiviste et hyper-consommatrice de nos sociétés capitalistes sont en train de détruire.
Toutefois, je constate qu’on est dans une forme de dérive avec un groupe de bobos très actif qui assène ses leçons de morale à deux balles à tous les autres. Où publicitaires industriels et politiques nous « invitent » à agir pour la protection de l’environnement, sous peine d’opprobre bien-sur!!!
Maintenant il est du devoir de chaque citoyen « moyen » de faire attention à ses déchets, à consommer moins en énergie, de financer la reconversion verte de la société.
Comment ces personnes peuvent-elles tenir un tel discours alors qu’avec leur train de vie opulent, toujours à la recherche du superficiel (entre les vêtements et accessoires de luxe, le cumul des appareils technologiques innovants, l’achat de maisons ou appartements sur dimensionnés, les voyages incessants et j’en passe bien-sur…), ce sont les premiers à favoriser la destruction de notre environnement et ce n’est certainement pas en allant au travail à velo (le plus souvent à 5min de leur résidence!) ou en consommant « vert » qu’ils vont aider la planète!
C’est de la pure hypocrisie au même titre que ces capitalistes qui prônent une meilleure croissance, une croissance verte ou encore ces spots publicitaires de grandes marques automobiles ou de pneus prétendant oeuvrer en faveur de l’environnement!
Comme toujours on se moque du monde et au nom de ses propres intérêts on colporte un discours contradictoire et très con!
Les seuls écologistes que je respecte ce sont les décroissants. Ils vont jusqu’au bout de leur logique. Ils décident de vivre selon leurs principes en s’éloignant du modèle social-économique actuel certains allant jusqu’à se retirer pour vivre dans un bois dans une yourte!
Je ne demande pas aux gens de vivre comme à l’époque du Moyen Age mais de vivre avec plus de cohérence. Il faudrait que tout le monde s’accorde pour changer notre mode de vie, que les lobbys industriels et financiers cessent de nous pousser à la consommation irréfléchie irrationnelle qui conduit à l’endettement, à la faillite personnelle ou encore à l’insatisfaction perpétuelle apportant son lot de folies et de lubies idiotes chez les plus aisés d’entre nous! 
Par la même occasion, un ralentissement de la surconsommation permettrait de rétablir un certain équilibre économique entre le Nord accaparant toutes les richesses pour une population démographiquement faible et un Sud très peuplé et en majorité peu développé!
Donc moi les gens comme Leonardo Dicaprio Al Gore, Nicolas Hulot Borloo et tous les bobos pseudos écolos je leur dis FUCK!!!!
Qu’ils commencent par mettre la pression à leurs patrons, ces mêmes qui financent leurs salaires démesurés! Pareil pour la classe politique, qu’ils s’acharnent sur les gros pollueurs industriels avant de sermonner la classe moyenne qui comme toujours doit fournir les plus gros efforts!
Et qu’on réfléchisse tous un changement de société véritable plutôt que d’adapter sans cesse une solution au sacro-saint capitalisme moderne!

PETIT LEXIQUE UTILE POUR MES LECTEURS CAR C’EST UN SUJET D’ACTUALITÉ QUI A DE BEAUX JOURS DEVANT LUI!

Informations tirées du site: http://www.toupie.org

L’écologie est la science qui étudie les milieux et les conditions d’existence des êtres vivants et les rapports qui s’établissent entre eux et leur environnement, ou plus généralement avec la nature. L’écologie a été définie par le biologiste allemand Ernst Haeckel en 1866 comme « la science des relations des organismes avec le monde environnant, c’est-à-dire, dans un sens large, la science des conditions d’existence ».

Un écologue est un spécialiste de l’écologie.
Un écologiste est un défenseur de la nature et des équilibres biologiques.

L’environnement est constitué à la fois des êtres vivants existant dans le milieu naturel et des éléments non vivants qui le composent, comme le sol, l’eau, l’atmosphère, le climat, l’ensemble définissant un écosystème. A l’échelle de la Terre, on parle d’écosphère. L’écologie doit donc faire appel à de multiples disciplines scientifiques, comme la géographie, la biologie, la chimie, la physique, la climatologie, les mathématiques…

L’écologie moderne est née d’une prise de conscience des effets (pollution, épuisement des ressources naturelles, disparition d’espèces vivantes, changements climatiques…) de l’activité de l’homme sur son environnement (industrie, transport, utilisation d’engrais, déchets industriels…). Elle s’intéresse donc à l’homme en tant que composante de l’écosphère.

L’un des objectifs de l’écologie est de détecter, d’analyser et de combattre les dysfonctionnements éventuels d’un écosystème. Elle recherche également pour l’homme le bien-être sous la forme d’une harmonie avec son environnement naturel.



L’ÉCOLOGIE POLITIQUE

Ces dernières années ont vu apparaître des mouvements et des partis écologistes, notamment les partis Verts, ayant pour objectif la protection de la nature et de l’environnement. 
L’utilisation médiatique du mot « écologie » génère un flou par rapport au travail de l’écologue. Il aurait été plus approprié de parler d’écologisme« .
L’écologie politique est parfois définie comme l’analyse des interactions entre l’environnement et le fonctionnement économique, social, éthique et politique des sociétés humaines.
La nécessité de respecter la nature est de plus en plus admise dans l’opinion générale, ce qui permet à l’écologie moderne de proposer des mesures concrètes pour la protection de l’environnement (création de réserves et de parcs naturels, de banques de semences, lois internationales de protection de la faune, de la flore et des milieux naturels…)


La « décroissance économique » est un concept à la fois économique, politique et social, qui se situe à l’opposé du consensus économique et politique actuel faisant de la croissance économique, notamment du PIB, l’objectif des sociétés modernes.
Les partisans de la « décroissance économique » cherchent à faire prendre conscience aux individus et à la collectivité que, dans les pays riches, l’empreinte écologique* de l’homme a atteint un seuil où la croissance, même « durable » n’est plus possible. 
Le développement humain passe alors par une « décroissance durable » qui doit être pensée et organisée pour qu’elle soit soutenable.
  • (*) L’empreinte écologique est la surface moyenne nécessaire par habitant pour produire les ressources qu’il consomme et pour traiter ses déchets et ses pollutions.
Le concept de « décroissance » est apparu dans les années 80, notamment au travers de la thèse du roumain Nicholas Georgescu-Roegen, avec la prise de conscience des conséquences de la course à la productivité de la société industrielle, quel que soit le système politique qui la sous-tend, libéral ou  socialiste:
  • Epuisement prévisible dans quelques décennies des ressources énergétiques : pétrole, gaz, uranium, charbon.
  • Epuisement de certains minerais.
  • Impact sur l’environnement: effet de serre, réduction de la biodiversité, pollutions…
  • Impact sur la santé.
  • Exploitation des ressources des pays du « Sud » au détriment de leur autosuffisance.
L’un des principaux arguments mis en avant pour la décroissance économique est que l’augmentation de la consommation des ressources entraîne une augmentation de l’empreinte écologique. Les calculs montrent que, pour que l’ensemble de la population mondiale s’approche du niveau de vie occidental, il faudrait l’équivalent de 3 à 8 planètes Terre. Il n’y a donc pas d’autres choix pour les 20% des populations les plus riches que de réduire leur production et leur consommation. Cette décroissance allant inéluctablement s’imposer par la raréfaction des ressources naturelles, l’Humanité a tout intérêt à anticiper la crise pour trouver les solutions permettant de ne pas entraver l’épanouissement humain.

Plutôt que de se focaliser sur le PIB, indicateur purement quantitatif et qui ne prend pas en compte la « finitude » de la Terre, les partisans de la « décroissance » proposent de privilégier d’autres indicateurs pour mesurer le bien-être des populations : l’Indicateur de développement humain, l’empreinte écologique, l’indice de santé sociale. 

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Auteur : manyyyyyyyy

Jeune trentenaire, enseignante, afroféministe et panafricaine, je m'attèle à ce que le monde et moi cheminions vers plus de justice, de paix et d'amour.

2 réflexions sur « COPENHAGUE et APRÈS? »

  1. Trés interessant miss, je culpabilise moins de ne pas être à fond dans cette histoire de rechauffement planétaire et tous ces nouveaux produits « ecolo ». C'est certain que l'essentiel du problème n'est pas là. Je vais me renseigner sur la décroissance (bien que leur position me parait un peu extrême).

  2. J'ai passé l'été 2008 avec un couple de décroissants. Ils étaient formidables, très sensés dans leurs choix, ils ne renoncent pas du tout à la modernité mais ils consomment peu, de façon éthique, juste pr satisfaire leurs besoins et SURTOUT pas chez n'importe qui.
    Ils privilégient les producteurs locaux et ils ne font jamais la morale!. Moi ils m'ont appris que finalement le seul pouvoir que le citoyen a aujrd'hui CE N'EST CERTAINEMENT PAS CELUI de VOTER MAIS DE CONSOMMER. DONC A partir du moment où on décidera TOUS de ne pas donner notre argent à n'importe qui (banques, grosses firmes industrielles etc), N'importe comment ou à Outrance et bien peut etre que les choses commenceront vraiment à changer

Allez ! Tu as bien quelque chose à dire :-)

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