Le racisme culturel, ce mal trop souvent occulté – 2ème Partie

Dans la première partie de mon article, je faisais un constat : le racisme culturel carbure à fond de nos jours. Relayé par les raciséEs eux-mêmes, il est la face la plus cachée et la plus problématique du racisme. Si attribuer une infériorité naturelle à tout un groupe en raison de sa couleur de peau est intolérable et choquant, il ne faut pas omettre – lorsqu’on se dit anti-raciste – que toute marque visible d’appartenance à une culture non européenne comme le nom de famille, les vêtements, la religion etc… sont aussi jugés négativement.

(A LIRE, cet excellent post de Loubia sur le droit de porter son prénom/nom non européen dignement http://loubiaconnection.blogspot.fr/2014/01/le-prenom.html)

Comment sommes-nous arrivés à un point – de non retour ? – où toute approche de la vie issue d’une culture non européenne est dépréciée, qualifiée d’arriérée ou pire – car faussement positive – folklorisée, «choséifiée» : «non mais, moi je suis fière d’être renoi ! *comprendre africaine* c’est pour ça que je tape l’accent et je mange du piment, je fais pas ma babtou» ; «Sur le Coran de la Mecque, moi je suis un vrai musulman, je mange pas de porc.»  Bon j’exagère mais je vous assure que ce sont des propos assez courants. Surtout chez les jeunes raciséEs…

Comme je l’expliquais précédemment, cette asymétrie est largement due aux idées de «modernité» et «tradition» connotés historiquement. Ce qui m’amène à évoquer la nécessité de déconstruire des concepts purement européano-centrés car ils perpétuent la domination, créent de la violence symbolique sans fin, stigmatisent, minimisent, simplifient les cultures non européennes.

  • Dis moi qui construit ta culture, je te dirai qui tu es 

On a beau vivre dans un monde aussi riche que divers, de nos jours, les cultures tendent à s’homogénéiser autour d’une seule : la culture occidentale. Cet état de fait est non seulement un héritage de la colonisation – comme je l’expliquais dans la partie 1 – mais il est aussi dû à la possession totale de ce qui fait le «corps» d’une culture par la culture occidentale. Un long processus que la  domin…euh mondialisation ne fait qu’accentuer.

Ceux qui produisent les savoirs (scientifiques, chercheurs…), ceux qui transmettent les savoirs (enseignants, journalistes,…) ceux qui appliquent ces savoirs (entreprises,  gouvernants…) ou encore ceux qui véhiculent ces savoirs (livres, cinéma, séries, clips vidéos…), en bref tout ce qui permet à la société d’être, de se penser, de se projeter et se bâtir des projets communs sont majoritairement façonnés et pilotés par les Blancs, occidentaux et des raciséEs de culture occidentale. Cette hégémonie passe aussi par des instances au service de cette domination : ONU, banque mondiale, UNESCO, ONG… mais aussi et surtout par les produits culturels mondialisés : cinéma, beaux-arts, musique, publicité, internet..

Or, le problème est que ces BlanchEs – ou RacisÉes – occidentaux qui monopolisent les savoirs et les savoirs-faires – autour de leur personne et donc de leur culture ne le font pas de façon neutre ! En plus de leur subjectivité, ils conçoivent, pratiquent et diffusent des concepts à partir des représentations collectives dominantes de leur culture. Donc, aucune production ou analyse n’est neutre – coucou les blancHes qui affirment que ne n’étant pas racistes, ils peuvent juger OBJECTIVEMENT de ce qui est raciste ou pas -_______-« …. Tout ceci pour dire que celui qui parle ne doit pas être exempté de critiques, encore plus celui à qui on a décerné le titre de « scientifique ». Malheureusement, l’ère du scientisme nous empêche de voir que la sur-valorisation des sciences – forcément occidentales – malgré le manque d’éthique, le pillage d’idées, la compromission à des fins économiques – passe surtout par le déni, le mépris et la minimisation des sciences non européennes. Au point que trop d’entre nous se demandent si les raciséEs créent ou produisent des choses…et pensent que les sciences, le progrès, l’évolution de l’humanité seront l’éternel « fardeau de l’homme blanc ».

Je pense particulièrement à ma branche, les sciences humaines où un tas de notions forgées à partir de l’histoire et de la sociologie propres à l’Europe sont plaquées aux cultures non européennes. Ce qui les dénature et les rend fatalement subalternes, accessoirisées… inférieures.

  • Décoloniser l’esprit…une longue marche vers la liberté et l’égalité

Il existe un tas d’exemples de l’impérialisme culturel mais je n’évoque ici que quelques cas emblématiques – qui m’ont toujours perturbé :S

le modèle occidental de l’État. Au nom de la «modernité», il s’est propagé avec plus ou moins de réussite sur les 5 continents. Aujourd’hui, il enferme les sociétés humaines dans un et même packaging, selon des modalités et des règles qui n’ont pas été élaborées par elles mais ce sont imposées à elles, sans tenir compte de leurs spécificités, encore moins de leur histoire. Or l’Etat est par essence, un mode de gestion de l’espace, devenu propriété privée qui se fait par la domination… D’où un nombre considérable de conflits.

Monothéisme/polythéisme, concepts flous qui ne clarifient en rien la spiritualité humaine mais la limite à des catégories étanches, très simplistes. Et là je pense à ce qu’on m’a enseigné en classe de 5è, l’animisme serait la «religion» proprement africaine, la plus répandue en Afrique. Je vous raconte pas le malaise et l’incompréhension que j’ai ressenti tout en me disant «ben dis donc qu’est-ce qu’ils sont bêtes ces gens *Africains* de croire que les objets ont une âme», sans oublier le vaudou – mais tout ça j’en parlerai dans la 3e partie. Heureusement, j’ai pu me ré-éduquer et comprendre combien la domination n’a de sens que si on enlève toute complexité et diversité aux autres cultures. 

– De même,  on différencie des langues et des dialectes ou encore des nations et des ethnies ou pis des tribus. 

Vous l’aurez compris, il y a des êtres humains qui font des trucs dignes d’être valorisés/respectés tandis que d’autres… ben ce sont juste des restes de l’âge primitif… Je ne vais pas m’étendre sur cette hiérarchisation. De nombreux ouvrages décortiquent mieux que moi sur comment décoloniser nos esprits et nos cultures. Je souhaite juste rappeler que la lutte anti-raciste est aussi un combat idéologique, qui passe par la dénonciation de mots courants que l’on veut croire anodins alors qu’ils sont chargés de sens.

  • Quelques dérives affligeantes  : appropriation culturelle et pillage culturel

Ce qui m’incite à exposer rapidement 2 phénomènes dramatiques découlant de cet impérialisme culturel : l’appropriation et le pillage culturels. J’entends déjà les cris d’indignation de certains affirmant que je suis contre le métissage, du moins l’ouverture culturel ou pis de contribuer au racisme anti-blanc *blablabla*… Si vous avez suivi mon propos, alors vous avez saisi que dans le contexte actuel, faire sien un trait culturel, sous prétexte d’innovation ou de subversion n’est pas le fruit d’une ouverture – peut être dans l’esprit naïf du dépossesseur – ou d’un rapport égalitaire entre 2 cultures mais bien d’une domination, surtout qd le « créateur » est invisibilisé. Comme d’hab’ les Afros et leurs descendants en prennent pour leur grade et là je pense à ces nombreux exemples dans le domaine de la création artistique :

l’art sculptural kongolais, dépouillé et repris par les artistes cubistes occidentaux, décrétés génies du XXe – d’ailleurs, quelqu’un pourrait m’expliquer pourquoi ceux qui admirent tant les oeuvres de Picasso sont absents d’une exposition sur la sculpture kongolaise ou sont incapables de voir une pensée rationnelle à cet art ?

le jazz, le rock, des musiques nées d’une histoire et d’un groupe ethno-social opprimés, devenus des trémélos d’ambiance pour bobos blancHes « hypes » et mode expressif des ados blancHes en rebellion contre papa-maman

– ou dernièrement la mode du twerk chez les artistes blancHes comme Miley Cirus ou Iggy Azalea ( des racistes notoires cf. ce post de l’excellent blog Agence Féministe Presse « Pourquoi j’ai décidé de supprimer mon article sur Iggy Azalea »). Je prends un exemple qui paraît dévalorisant – je vous vois les Afros soumis à la tyrannie de la respectabilité – qui prouve à quel point sorti de son contexte, juste assimilé à un délire de NoirEs naturellement sexuelles/sauvages, est repris et paradoxalement valorisé par des blancHes qui s’en servent pour adopter une attitude subversive, anti-conventionnelle qualifiée même de féministe…

D’ailleurs, je n’ai jamais compris pourquoi il fallait se réjouir lorsqu’unE blancHE s’intéressait passionément à une culture non européenne. On est tous d’accord qu’il est positif de s’ouvrir à une autre culture, que c’est une richesse mais l’admiration béate des raciséEs dès qu’unE blancHe affirme aimer l’Afrique ou l’Asie, les yeux rivés et les commentaires élogieux sur le blancHE qui danse bien le coupé-décalé ou le break-dance, chante du gospel etc… alors que moi-même on m’a jamais félicité d’être si bien acculturée. Au contraire, on considère que je n’en fais pas assez puisque j’ai sans cesse droit à des remarques mettant en doute ma francité…

Concernant le pillage culturel, je vous recommande l’excellent papier du Monde Diplomatique sur la nécessité de protéger les savoirs des peuples autochtones. Pour résumer, il rappelle que les peuples autochtones du «Sud» détiennent des ressources génétiques et des savoirs considérables particulièrement utiles pour la gestion de notre environnement dégradé. Leurs connaissances, innovations et pratiques contribuent notamment à la préservation de la biodiversité de la planète mais aujourd’hui ils font l’objet de la convoitise des industriels. Grâce à une banque mondiale informatisée des savoirs dits « traditionnels », les sociétés commerciales, aidées de leurs lobbies, déposent des brevets sur ces savoirs. C’est ce qu’on appelle la biopiraterie et c’est moins cool d’en parler que les méchants pirates somaliens. L’Inde souffre intensément de ce pillage : le riz basmati, le curcuma et le margousier ont tous été brevetés par des sociétés étrangères – occidentales – ce qui fait que l’Inde ne maîtrise pas et ne bénéficie même pas du commerce de ses denrées.  Donc, quand tu achètes ton huile d’argan bio, ton café 100% éthiopien, ton beurre de karité en te convaincant qu’un peu d’exotisme dans ta consommation est un signe clair d’ouverture et/ ou une façon de garder une certaine authenticité culturelle, pose-toi des questions…

  • Revaloriser les cultures non européennes

Moi qui ai la chance d’avoir quelques références culturelles absolument pas occidentales, je sens à quel point il est indispensable de préserver et perpétuer mon identité africaine. Même si elle reste (ra) tronquée, je refuse de la figer en 2-3 caractéristiques grossières. Je suis convaincue qu’elle peut être restituée, à condition de la prendre dans toute sa globalité et sa complexité. Pour moi, c’est un rempart essentiel contre l’aliénation induite par la domination culturelle. Cette démarche ne fait pas tension à mon éducation européenne car les cultures ne sont pas incompatibles ! Seuls les racistes le croient, pour justifier le statu quo et vociférer à « l’assimilation ou rien ! ». Mais surtout mon identité africaine-kongolaise est un rempart contre un modèle économique et social que je n’accepte pas et qui nous prouve chaque jour à quel point il est inefficace, inégalitaire, esclavagiste et destructeur.

Redonner une place juste aux cultures dites «traditionnelles» à partir de ce qu’elles ont donné au monde et peuvent largement donner. C’est un immense défi à mener toutefois elles sont une des nombreuses alternatives au système capitaliste déshumanisant, déstructurant, aliénant et uniformisant au détriment de tout ce qui fait la spécificité humaine : sa diversité sociale, linguistique et culturelle.

– Redonner aussi de l’importance à la dématérialisation du monde, à l’éthique, moral, principes, valeurs… – sans oublier que ces notions sont elles-mêmes problématiques car sans cesse instrumentalisées et trafiquées afin d’asseoir le pouvoir d’un groupe sur d’autres.

Rappeler que l’ être humain est à la fois irrationnel et réflectif... – j’en peux plus du mépris fatiguant des laïcards athéEs envers les spiritualités et les religions des non blancHes, refusant de voir en quoi «l’irrationnel» revêt aussi des logiques rationnelles. Sortons du culte scientiste occidental qui stigmatise, ce qui n’est pas expliqué, ce qu’il ne comprend pas et donc l’infériorise. Les individus ne seront jamais omnicients, omnipotents pour pouvoir appréhender tout ce qui se passe sur notre planète, encore moins si on utilise des outils occidentaux qui ont servi, servent et serviront que la supériorité de l’Occident.

Rendre visible les connaissances scientifiques forgées par les non blancHes, les élever aux rangs académiques, rendre leurs auteurs visibles. Pour cela, il est indispensable que les États «du Sud» investissent massivement pour réhabiliter les diverses cultures de leur pays, pas en un truc simpliste devant  attirer les touristes occidentaux.

Combattre le racisme culturel est un vaste chantier qui demande la remise en question de tout un système et la mobilisation de nombreux acteurs aux intérêts très divergents. C’est pour cela, qu’il est difficile aujourd’hui de croire en un possible renversement de situation. En attendant, si les raciséEs prennent conscience que quelque chose de primordial se joue aussi de ce côté là,  on aura déjà fait un grand pas 🙂

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Auteur : manyyyyyyyy

Jeune trentenaire, enseignante, afroféministe et panafricaine, je m'attèle à ce que le monde et moi cheminions vers plus de justice, de paix et d'amour.

6 réflexions sur « Le racisme culturel, ce mal trop souvent occulté – 2ème Partie »

  1. Merci pour ce texte qui appelle à bcp de réflexion. Cela va m’amener à parler d’une expérience étrange que j’évoque pour la première fois.

    Il y a quelques années, je me suis rapprochée d’un cercle panafricain car, en plein dans une démarche où je « décolonisais » mon esprit et mon identité, j’avais trouvé dans ce cercle un espace où je pouvais faire le lien entre mon identité africaine et le savoir sur l’Histoire, les arts et les humanités africains au sens large. Bref, je suis devenue assez vite active dans ce cercle. A ce point je dois préciser que je suis certes Africaine, mais plus particulièrement Nord-Africaine (Maghrébine pour être précise, mais le Maghreb étant un terme inventé colonial, je n’aime pas utiliser cette dénomination). Au cours de mes activités dans ce cercle, j’ai souvent reçu un compliment, toujours le même: « c’est génial, c’est tellement rare une Maghrébine/Arabe/Nord-Africaine qui s’intéresse au panafricanisme ». Ca peut sembler anodin, mais ça a commencé à me taper sérieusement sur les nerfs; j’étais 100% Africaine, ni plus ni moins que n’importe qui d’autre dans le cercle, je voyais pas pourquoi on devait faire comme si mon intérêt pour le panafricanisme était un exploit. Puis au fur et à mesure j’ai compris, grâce aux discussions ce qui forçait l' »admiration » en gros, on me considérait suffisamment « blanche » pour ne pas avoir à m’intéresser au panafricanisme (ça m’a été dit texto plusieurs fois) et que donc, le fait que je le fasse passait pour une sorte d’incroyable ouverture d’esprit pour laquelle je devait presque être gratifiée. Donc en gros, j’ai joui d’une sorte de « privilège blanc » dans ce cercle.

    Pourquoi je parle de ça? Car j’ai été frappée à cette occasion de voir que parfois même dans un cercle panafricain, donc à fortiori encore plus dans les autres cercles moins engagés de racisé(e)s (que ce soit nord-africain, subsaharien, asiatique ou autre), on considère souvent de manière inconsciente, que s’intéresser à nos cultures non-occidentales ne doit être fait que lorsqu’on ne trouve aucun autre moyen de se valoriser ou qu’on ne peut vraiment s’intégrer dans la culture occidentale. Cette sur-valorisation de la culture occidentale au détriment de nos cultures est bien entendu induite par l’impérialisme et le colonialisme/post-colonialisme/néo-colonialisme, mais elle se perpétue hélas par notre façon d’aborder notre propre identité. Nous devons ré-ériger nos propres normes, nos propres références. Nous avons encore beaucoup à faire à ce sujet, malheureusement.

  2. merci pour ces articles !
    j’ai beaucoup apprécié le passage sur les concepts aliénants qu’l’on banalise.

    notamment comme tu l’dis bien, cette pseudo-différence entre langue et dialecte (qui commence à être remise en cause) qui permet de légitimer la dominance culturelle par exemple du français sur les « patois ». si toutes les langues découlent les unes des autres, s’abreuvent de plusieurs, ont chacune une logique et une richesse propre, pourquoi attribuer un mérite plus qu’à une autre ? généralement par la domination culturelle offerte par l’impérialisme.

    la francophonie et ses institutions en sont un témoignage assez fort : la politique française cherche souvent à « reconquérir » par la création de lycées et instituts français dans le monde son prestige passé face à la mondialisation anglophonisante : tout comme un certain type d’opération humanitaire vise en réalité à mettre des « pays du Sud » sous tutelle des grandes puissances (exemple cinglant, Haïti après 2010), la France va chercher à asseoir ses intérêts par sa politique culturelle de la francophonie tout particulièrement dans les ex-pays colonisés. on va proposer l’ouverture du Bac français dans tel ou tel pays mais empêcher la rapide reconnaissance en France des diplômes des immigré-e-s des « pays du Sud ». la colonisation a permis aussi l’imposition aussi de régimes centralistes et d’une certaine conception d’un nationalisme d’exclusion des particularismes culturels (amazigh, kurde, ouïghours,…) nous divisant également entre raciséEs…

    par contre, Masr wa Touness, j’ai un doute sur l’origine coloniale du terme « maghreb » même s’il peut quand même être contestable dans son utilisation contemporaine…

  3. Quelque chose me gene dans ton article, même si je n’arrive pas clairement à identifier quoi. Tu évoques des concepts qui me sont bien connus, du temps ou j étais en anthropo. Les différences de considération qui se ressentent profondément dans les appellations, qu il s agissent de cultures occidentales ou non, à fait partie des concepts que nous avons beaucoup travaillé (pour les déconstruire). Donc la dessus je te rejoins entièrement.
    Ce qui me gêne, peut être, c est la catégorisation totale que tu semble faire des gens, mais peut être que je me trompe? J ai l impression dans ton texte que les blancs sont forcement mauvais, aucune de leurs intentions ou de leur curiosité envers les cultures africaines ne pouvant etre bienveillantes. Par exemple quand tu parles du rock.tu critiques, il me semble, très fortement les personnes (pour toi seulement blanches, mais moi je croise beaucoup de noirs et d arabes et d asiatiques en concert!) Qui écoutent du rock. Parce que c était à l origine la musique des noirs via le blues etc et que ça a été récupéré. Et cà je suis d accord avec toi, mais personne chez les amateurs de rock ne le conteste. Et on est beaucoup, notamment moi, à écouter de vieux albums des grands musiciens noirs qui ont fait naître tout ce qui existe aujourd’hui dans le domaine. Alors je ne comprends pas. L histoire à malheureusement été écrite et nous sommes une majorité, je pense, à savoir qu elle fut moche avec les noirs. Mais la musique aujourd’hui, devons nous nous interdire de l écouter parce qu elle est née de noirs, fut appropriée par des blancs si bien qu ils faillirent en etre dépossédé? Et devrions nous ne pas l écouter parce que nous sommes blancs? Il y a la quelque chose que je ne comprends pas. Peut être pourrai tu m éclairer s il te plait?

  4. très bonne 2e partie qui reprend de bons thèmes de la lutte anti-colonialiste avec des exemples concrets… J’te jure on a trop de truc à déconstruire, c’est fou le taf qu’il y a à faire en nous et chez les autres ….
    Post très appréciable 🙂

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