L’afroféminisme de Many Chroniques – partie 1

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  • Il y a autant d’afroféminismes qu’il y a de femmes noires afrodescendantes vivant dans un monde blanc. 

On me demande souvent : « c’est quoi l’Afroféminisme ?! » et chaque fois, je suis incapable de répondre aisément à cette question… Bien qu’elle soit légitime, elle me paraît chaque fois étrange. Et lorsque je m’attèle à y répondre, je bafoue souvent les mots, obligée de rassembler mes idées. C’est la première fois qu’un mouvement politique résonne en moi si profondément… D’ailleurs, c’est toute la spécificité de l’afroféminisme, cheminer entre l’intime et le politique, le ressenti et l’intelligible, le vécu et la compréhension, en attendant sa lente et inéluctable théorisation, validée par les milieux académiques…

M’interroger sur l’afroféminisme, c’est forcément me demander de livrer mon « moi » intérieur. C’est aussi jouissif que déstabilisant car enfin j’existe, en tant que sujet et actrice politique, enfin la société me voit telle que je souhaite qu’elle me voit même si ce regard curieux enferme, déforme, oppresse tout en me fragilisant car je suis mise à nu.

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2017, an 1

Coucou les ami-e-s ! Me revoilà enfin ! Avec cette promesse qui n’engage que vous 😂: être plus réactive sur mon blog en cette nouvelle année 2017… ( c’est chaud, j’ai débuté ce post en janvier !!!)

Tout d’abord, une petite mise au point en répondant à cette question : Pourquoi une si loooooooongue absence du blog ?

  • eh bien un énorme coup de fatigue physique et mental :

C’est surprenant à quel point je n’avais pas conscience de l’impact de la précarité sur mon état de santé. Maintenant que je suis posée professionnellement, je peux témoigner de l’immense violence symbolique et matérielle que fut ma (courte) carrière d’enseignante contractuelle : le stress qui montait chaque 15 août, lorsque je me demandais si j’aurais du travail au mois de septembre, la boule au ventre qui se formait lentement lorsque je me retrouvais dans l’interminable file d’attente, au service DPE 2 du rectorat dans l’espoir, piètre, d’obtenir un contrat. La colère et l’impuissance qui immobilisaient mon corps, face au mépris et à l’impolitesse des employé-e-s débordés… Puis la résignation, lorsque j’obtenais un contrat sur un ou deux établissements éloignés, à plus d’une heure de transport, les uns des autres ainsi que de chez moi ou pis un contrat partiel qui engageait une soudaine et imprévue perte de revenus quand je ne pointais pas à Pôle Emploi pour une semaine ou un mois complet, faute de postes disponibles.

« C’est mieux que rien… », « Ne te plains pas, toi au moins tu as un travail et pas n’importe lequel ! », « Attends tu as vu le nombre de chômeurs ?! Avec 10% de la population active, tu n’as pas vraiment le choix ! « , « Qui va te prendre en charge ? »

AVERTISSEMENT : J’ÉCRIS TOUJOURS AUTANT 😅 ! Et si vous abandonnez, veuillez faire tourner cette information, je recherche un-e webmaster (que je suis prête à rémunérer) pour fusionner, réorganiser et embellir mon blog ! Merci !

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