Le racisme, fils de l’esclavage

PS : Je m’excuse de ma longue absence mais j’ai eu beaucoup à faire dans ma vie IRL 😀 j’espère revenir bientôt ! Merci à celles et ceux qui pointent le bout de leur nez sur mon blog ♥️♥️♥️

PUBLICATION DE MON ARTICLE PARU DANS LA REVUE « DEVOIR DE MÉMOIRE » SUR L’ESCLAVAGE TRANSATLANTIQUE ET POUR LEQUEL JE N’AI PAS ÉTÉ PAYÉE (Dont une grosse partie des contributeurs)

Le racisme, fils de l’esclavage

Si une histoire paraît taboue en France, c’est bien celle de la déportation des Africain-e-s vers les colonies d’Amérique et leur mise en esclavage, à partir du XVe siècle de notre ère. Une histoire si taboue qu’elle est quasi inexistante dans l’espace culturel et social français ! La très faible médiatisation des journées commémoratives telles que le 10 mai – journée nationale à la mémoire de la traite, de l’esclavage et de leur abolition (le 22 mai pour la Martinique et le 27 mai pour la Guadeloupe) montre à quel point l’histoire de l’esclavage des noir-e-s est à l’extrême périphérie de la mémoire collective française et reste cantonnée à une affaire de noir-e-s et/ou de DROM-COM. De même, le peu d’œuvres artistiques consacrées à ce pan de l’histoire, par manque d’investissements financiers et du désintérêt clairement exprimé par les tenants de la culture mainstream française, accentue l’apathie et entrave depuis des décennies une possible et nécessaire vulgarisation de l’événement. Cela se traduit aussi par une carence de départements universitaires, d’experts, de musées et expositions dédiés à l’histoire de l’esclavage.

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Transmettre la mémoire de l’esclavage : un défi politique primordial – Partie 1

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Depuis 2006, la date du 10 mai est une journée commémorative, nationale, qui honore « les mémoires de la traite, de l’esclavage et de leur abolition ». Proposée par le comité pour la mémoire de l’esclavage, ancêtre du CMHE actuel (Comité National pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage), le 10 mai marque le souvenir du fameux discours de Louis Delgrès, prononcé en 1802 pour entretenir la résistance, suite à l’arrivée des troupes napoléoniennes en Basse-Terre (Guadeloupe), chargées de rétablir l’esclavage des noir-e-s. Il renvoie aussi au jour de l’adoption par le Sénat de la loi 2001 reconnaissant la traite et l’esclavage des noir-e-s comme des crimes contre l’Humanité.

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